Témoignages de Kamal Moutari et Safia Doulla, bénéficiaires de la formation dans les Sites d’Apprentissage Agricole (SAA) du FAFPA et du PRODEC

Agé de 25 ans, Kamal Moutari est ressortissant de Kantché, une commune rurale de la région de Zinder. Elevé dans une famille d’agriculteurs et d’éleveurs, le jeune Kamal n’a pas eu l’opportunité de démarrer une scolarité.  Très vite il s’attache à la pratique de l’aviculture.

« Je pratique l’aviculture pour subvenir à mes besoins », nous confie Kamal avant d’ajouter : « présentement, j’ai quelques poules que j’élève de manière traditionnelle et qui pondent plusieurs œufs par semaine. Je vends les œufs pour subvenir à mes besoins. Mais ce n’était pas suffisant. J’ai eu beaucoup de difficultés avec cette activité. Un moment j’étais prêt à aller en aventure vers la Lybie ou l’Algérie, pour me débrouiller. Mes parents m’ont dit de patienter car il y’avait un Site d’Apprentissage Agricole (SAA) qui allait être implanté ici, à Kantché. Je me suis dit qu’avec le SAA je peux apprendre à mieux faire l’élevage de la volaille mais aussi des petits et des grands ruminants comme les vaches. »

Après trois mois de formation dans le SAA de Kantché, Kamal a appris plusieurs astuces sur l’élevage notamment comment nourrir et prendre soin de la santé des animaux, sur l’agriculture, la pisciculture et d’autres domaines. « Aujourd’hui, je souhaiterai pratiquer d’avantage l’élevage des bovins et caprins et aussi faire bénéficier mon entourage des pratiques apprises », conclut Kamal Moutari.

 

A Sakoira, commune rurale de la région de Tillaberi, Safia Doulla, âgée de 20 ans s’est également inscrite dans le Site d’Apprentissage Agricole de sa commune.A l’instar de Kamal, Safia poursuit son rêve. Pour elle le SAA de Sakoira constitue une excellente opportunité de devenir une transformatrice des produits agricoles.

 « Ce qui m’a poussé à m’inscrire dans le Site d’Apprentissage Agricole (SAA) de Sakoira, c’est le lien qui est fait entre la production agricole et la transformation des produits agricoles. Déjà à la maison je transformais quelques aliments de façon traditionnelle. En quelques mois nous avons appris à faire des jus naturels à base de mangue, d’orange, de bissap mais aussi des chips à base de pomme de terre. En dehors de la transformation alimentaire, nous faisons aussi l’agriculture, les cultures de contre saison, l’élevage, la mécanique. Je compte tirer de cette formation tous les avantages possibles afin de pouvoir monter ma propre entreprise après l’obtention de mon diplôme. » : Safia Doulla